J’ouvre cet espace à un moment de ma vie où mon mental, mes peurs et mes doutes n’ont presque plus d’emprise sur moi. Ils ne peuvent plus me menacer, car je vis une épreuve si douloureuse que seule ma Foi en mes visions, en mon intuition et en un avenir plus serein me maintient debout. Je n’ai désormais d’autres choix que de faire un virage à 180°, d’acter une transmutation et d’oser un saut quantique. Alors, dans cet instant présent, je m’engage à te conter mon évolution vers l’amour le plus puissant qui soit : l’Amour de soi.
L’Amour de soi comme acte de puissance et de Foi
Il y a cinq ans, j’ai vécu une connexion d’âme comme on en voit rarement dans une vie. J’ai alors découvert l’amour pur, l’amour sincère, l’amour sans condition. Puis nos incarnations humaines ont repris le dessus, avec tout leur cortège de blessures à cicatriser. Nous avons traversé vents et marées, affronté des tempêtes, et désormais un Everest se dresse devant nous. Une montagne qui cache, en réalité, un paradis.
La voie initiatique que l’on m’invite à emprunter aujourd’hui est celle de l’Amour de Soi : un acte de foi envers moi-même. Il m’est demandé de me reconnecter à ma puissance spirituelle, sans pour autant délaisser mon incarnation humaine. Celle-ci mérite elle-aussi tout mon amour, puisqu’elle est mon véhicule dans cette vie, qu’elle me permet d’expérimenter et qu’elle est la voix et le canal de ma transmission.
Réconcilier les polarités
Ensemble, guidée par notre coeur, nous partons en voyage vers une reconnexion au féminin et à la féminité, puisque nous sommes femme dans cette vie. Un chemin vers plus de douceur et de bienveillance pour le masculin, et vers un équilibre conscient entre ces deux polarités.
Se reconnecter au corps
La première quête se fait en faveur du corps lui-même, celui de cette femme qui a pris vie pour me permettre d’expérimenter cette incarnation. Il a souvent souffert de complexes, de transformations, et plus encore d’abandon. Très tôt déjà, il a été recouvert d’eczéma. Les crises ont été nombreuses, jusqu’à la puberté.
Que nous dit l’eczéma ? Ex-aima
Il se manifeste sur la peau, cette frontière subtile entre le dedans et le dehors, entre ce que je suis et ce que le monde me renvoie. La peau protège, contient, filtre. Lorsqu’elle s’enflamme, lorsqu’elle démange, lorsqu’elle brûle, elle exprime souvent un trop-plein impossible à digérer autrement.
Le langage du corps blessé
Dans mon histoire, l’eczéma raconte un amour empêché, un besoin de sécurité affective non satisfait, une hypersensibilité confrontée trop tôt à un environnement perçu comme insécurisant. Ex-aima : sortir de l’amour, être séparée de l’amour, vivre l’amour sous tension. Comme si le corps cherchait désespérément à retenir ce qui lui manque, tout en rejetant ce qui l’agresse.
Ces crises répétées parlent d’un conflit intérieur précoce : vouloir être aimée, contenue, rassurée, tout en développant des mécanismes de protection pour survivre. Le feu sous la peau devient alors une armure paradoxale : il repousse, il isole, il crée une distance… là où le cœur, lui, aspire au lien. L’eczéma devient le langage d’un féminin blessé, hypersensible, qui n’a pas encore appris à se choisir ni à se sécuriser par lui-même.
Se rappeler l’importance de l’Amour de soi
Avec le temps, les crises s’atténuent, disparaissent même en apparence. Pourtant, le message demeure inscrit dans la mémoire du corps. Il attend d’être entendu autrement que par la souffrance. Il appelle une réconciliation profonde avec ce corps longtemps jugé, abandonné, parfois même maltraité par l’auto-exigence et la dureté intérieure.
Aujourd’hui, cette lecture s’impose comme une évidence : guérir l’eczéma ne consiste pas seulement à apaiser la peau. C’est aussi restaurer un lien d’amour stable et sécurisant avec moi-même. Offrir à ce corps ce qu’il a toujours demandé : de la douceur, de la présence et de la constance.
Cette première quête marque le début d’un retour à soi, d’une alliance consciente entre le corps, le cœur et l’âme. Là où la peau criait autrefois la séparation, elle peut désormais devenir le lieu d’un ancrage, d’une paix retrouvée et d’un amour enfin incarné.
Bravo Élodie pour cette conscientisation et pour oser arpenter ce chemin. Je te souhaite la douceur, le courage et la persévérance pour gravir ta montagne. Il y aura sans doute des étapes où tu auras envie de t’arrêter, de reculer, ou simplement de reprendre ton souffle — et c’est ok. Ce chemin est le tien, et chaque pas compte. Un jour, à ta façon et à ton rythme, tu sentiras plus de liberté et un amour pour toi plus vaste et plus ancré.
Ce qui m’attend derrière est tellement beau, que je saurais faire face à l’adversité, même si je suis ma principale adverse.